T’es pas mon genre

Quelle est la part de consentement dans la rencontre et le désir de l’autre ? La mise en scène souligne le trouble des personnages et le danger qui les guette. Au-delà des stéréotypes, des préjugés, du poids de l’image dans notre société, T’es pas mon genre pose la question : comment devenir soi-même, comment se rencontrer et rencontrer l’autre ?

 



l’histoire

Sophie, 14 ans, se regarde dans la glace… Une mystérieuse figure lui susurre à l’oreille ce que la société attend des filles : qu’elles soient sensuelles, désirables… C’est bien ce que suggèrent les campagnes publicitaires pour les cosmétiques ou la mode, non ? 
Sophie ou l’entrée en sexualité à l’adolescence. Les premières fêtes, balbutiements de désirs inavoués… Sophie aime Damien mais elle est attirée par Guillaume. Guillaume a envie de Sophie. Damien aime Sophie mais ne sait pas comment le lui dire. Sophie est la meilleure amie de Salima qui n’a pas le droit de sortir… On glisse insensiblement du conte de fées au drame.
La sentence tombe : « Guillaume Maréchal. Vous faites la différence entre agression sexuelle et consentement ? Vous savez ce que c’est le consentement ? »

LA MACHINE : Votre teint, Sophie. Vous voulez rencontrer le garçon de vos rêves sans vous occuper de votre teint ? Est-ce possible de négliger votre teint, Sophie ? Je sais que vous avez tout ce qu’il faut. Fond de teint fluide, fond de teint compact ou poudre minérale. Je sais que vous en avez achetés et qu’ils sont cachés au fond de votre tiroir parce que vous n’osez pas vous en servir. Choisissez. Sublimez votre teint, Sophie. Ce n’est qu’un jeu d’enfant.

 

Presse et avis

“Il s’agissait de sensibiliser les élèves aux questions d’égalité homme-femme. Un pari réussi grâce à ce conte moderne porté par le personnage de Sophie, une lycéenne dont le cœur chavire pour un homme introverti qu’elle n’arrive pas à influencer. La fin du script est noir cirage : c’est devant le tribunal que se retrouve les deux élèves.”
Jérémy Gabert, Le Progrès, 26 mars 2011.

“T’es pas mon genre se concentre avec réalisme sur l’identité adolescente. Le spectacle met en scène les souffrances dues à notre paresse intellectuelle, qui dénie aux adolescent-e-s une personnalité propre, pour leur faire endosser des rôles sexués sous contrôle, dans un univers de domination-soumission plein de préjugés et de conformisme.”
Violaine Dutrop-Voutsinos, Institut EgaliGone.

parcours du spectacle

Le texte a été créé à partir de rencontres et d’improvisations avec des jeunes de 4e et 3e de 4 collèges différents à Villeurbanne. Ils se sont exprimés sur l’égalité entre les filles et les garçons dans la vie familiale, sociale et sexuelle. Leurs points de vue ne sont pas toujours communs. En revanche, ils se retrouvent d’accord sur le décalage entre ce que les filles pensent que les garçons attendent d’elles et inversement.
Les questions liées au genre mettent en évidence le désir ressenti et vécu de façon différente selon si l’on est un garçon ou une fille. Une réflexion a été menée sur les émotions et les «  options de comportements  » qui en découlent.

  • 34 représentations
  • 2 200 spectateurs
Éclairage pédagogique

Le spectacle peut s’insérer dans un dispositif artistique complet qui permet de mieux cerner le poids de l’image dans notre société et de traiter des relations filles/garçons. Un dossier est disponible sur demande.

 

Texte : Calin Blaga
Mise en scène : Anne-Pascale Paris
Avec : Liz Buffet, Esther Gaumont, Marion Guénal, Valérian Moutawe, Rodolphe Wuilbaut
Musique : Christian Fradin
Lumières : Davy Dedienne
Scénographie : Anne-Pascale Paris, Sabine Algan
Accessoires : Nina Orengia

à partir de 14 ans, durée 1h10


Partenaires : ville de Villeurbanne, ville de Lyon, Conseil Départemental d’Accès au Droit, association Filactions
Le Lien Théâtre a l’agrément de l’Académie de Lyon en tant qu’association éducative complémentaire de l’enseignement public.

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