La mêlée

Les jeunes d’aujourd’hui sont-ils plus violents qu’hier ? La violence se manifeste dans un lycée sous la forme de harcèlements et de silences, d’insultes, d’orientation non choisie, de tensions entre les personnages — qu’ils soient garçons ou filles, élèves, professeurs ou parents. Le problème est toujours chez l’autre…



PEDRO : Il faudrait qu’il y ait quelqu’un, deux bras qui vous attrapent en bas de l’escalier ou plusieurs bras qui vous attrapent à la fois. Ça, ça serait la solidarité, la vraie !
L’histoire

Apolline, Cassandra, Pedro, Fayçal et Mathias sont dans la même classe de Bac Pro gestion-comptabilité.
Fayçal est sorti avec Apolline et lui en veut de l’avoir plaqué pour un autre. Cassandra n’a pas choisi cette filière. Pedro multiplie les passages à l’infirmerie, il dit qu’en sortant de cours, il est tombé dans l’escalier… Mathias se retrouve plusieurs fois dans le bureau de la proviseur adjointe et cumule les rapports d’incidents.
La prof de français, Madame Cavaignac, craque avec cette classe ! Malgré la mise en garde de ses collègues, elle va faire du théâtre avec eux. George Dandin de Molière va mettre en évidence les rapports de domination entre les personnages de la pièce et révéler également les rapports de pouvoir en jeu dans la classe.

Le sujet

La première partie du spectacle se tourne résolument vers le documentaire. Les comédiens chorégraphient toutes les formes de violence, qu’elles soient physiques, verbales, psychologiques. Le spectateur est pris à témoin. On s’engouffre dans la vie d’un lycée. La fiction prend alors le pas. On suit le quotidien d’Apolline, Cassandra, Fayçal, Mathias et Pedro en classe, dans les couloirs, dans les toilettes, aux prises avec leur orientation, leur image, leurs relations avec leurs familles et leurs pairs.

Au final une voix conclut : Non, les jeunes ne sont pas plus violents que les adultes et pas plus violents que leurs prédécesseurs. En fait, c’est surtout notre tolérance et notre sensibilité à toute forme de violence qui sont différentes d’hier. Toute violence est devenue intolérable.

Aujourd’hui l’adulte semble avoir de plus en plus peur de l’adolescent ; aujourd’hui les adultes entre eux, parents, enseignants, ainés dans la rue, semblent être dans un discrédit mutuel et manquent de cohérence face aux jeunes. Le problème est toujours chez l’autre. Aujourd’hui le jeune semble se méfier de l’adulte et regarde l’avenir avec pessimisme.
Quelles solutions faut-il envisager dans une société en perte de repères qui engendre de la peur, de la méfiance, de la violence ? L’installation de portiques de sécurité et de caméras de surveillance ? L’augmentation de la répression ? Encore plus de places en prison ?
Comment guérir de nos blessures profondes ?

Presse et avis

“[Les élèves] ont été particulièrement attentifs lors de la représentation théâtrale, qui ciblait parfaitement les différentes problématiques rencontrées en lycée professionnel : l’orientation par défaut, le manque de motivation, l’absentéisme, les questions de respect entre filles et garçons… L’ensemble des accompagnateurs a remarqué et apprécié les qualités professionnelles et pédagogiques des intervenants.”
Albertine Besset, infirmière, Lycée professionnel Martin Luther King, Lyon.

Parcours du spectacle

Création en septembre 2015 (sous le titre : Vous m’agressez la parole)

  • 15 représentations
  • 1 300 spectateurs
Éclairage pédagogique

Le spectacle peut s’insérer dans un dispositif artistique complet. Un dossier est disponible sur demande.

Texte : Calin Blaga
Mise en scène : Anne-Pascale Paris
Avec : Vincent Arnaud, Anca Bene, Titouan Bodin, Fanélie Danger, Etienne Diallo, Alexandra Nicolaïdis
Lumières : Justine Nahon
Public : à partir de 15 ans
durée : 1 h 15
Partenaires : ville de Lyon, Conseil Départemental d’Accès au Droit.
Le Lien Théâtre a l’agrément de l’Académie de Lyon en tant qu’association éducative complémentaire de l’enseignement public.
 

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